Les destinations algériennes

L’ermite des Touareg Charles de Foucault

Son Ermitage de l’Assekrem est célèbre dans le monde entier. Charles de Foucault (1858-1916)
l’a voulu au plus haut du Hoggar. De cette incroyable vie d’un homme d’abord destiné à la carrière militaire,ensuite tourné vers son engagement chrétien, reste ce stupéfiant monument à la gloire du Tout-Puissant, mais aussi de nombreuses traces dans la région.
Cette figure emblématique de la spiritualité catholique naît à Strasbourg dans une famille protestante. Il se convertit au catholicisme en 1886, puis est ordonné prêtre en 1901. Entretemps, il a bien connu l’Algérie comme militaire à Mascara et Oran, puis comme jeune aventurier téméraire à Alger, où il passe une année sabbatique. C’est de là que partira son premier voyage solitaire où, habillé de la tenue locale, pratiquant parfaitement l’arabe et l’heéreu, il marchera jusqu’au sud marocain. En 1905, il revient en Algérie, se passionne pour les Touareg dans le but avoué de les évangéliser, et s’installe à Tamanrasset.

Sur les traces de Saint Augustin

Comptoir phénicien établi au XlI ème siècle AC, Hippone était une ville numide florissante, alliée de Carthage jusqu'à la chute de celle-ci. Au llle siècle AC, Gaïa, père de Massinissa, en fit l'une des capitales de son royaume. Après la défaite de Jugurtha, l'Hippone numide fut annexée a la province romaine d'Africa Nova, devenant la plus prospère des villes de l'Afrique pré-romaine ainsi que le centre du Christianisme africain. Mais elle fut prise et saccagée par Genseric. Les vandales y restèrent un siècle et les Byzantins autant. Les fouilles ont dégagé le quartier résidentiel, d'où proviennent la plupart des magnifiques mosaïques exposées au musée de la ville, ainsi que le quartier chrétien. L'histoire d'Hippone est très liée à la vie de Saint Augustin, le plus célèbre des Pères de l'Eglise latine.
Récemment, des agences de tourisme ont créé un circuit intitulé « Sur les traces de saint Auqustin » à l'intention d'étrangers intéressés par les voyages à vocation culturelle et religieuse. Au programme : basilique et ruines d'Hippone, centre punique et romain de l'antique Calama à Guelma, vestiges du petit amphithéâtre et l'école de saint Augustin à Madaure.

Le M’zab

Le paysage de la vallée du M’Zab, créé au Xe siècle par les Ibadites autour de leurs cinq ksour, ou villages fortifiés, semble être resté intact. Simple, fonctionnelle et parfaitement adaptée à l’environnement, l’architecture du M’zab a été conçue pour la vie en communauté, tout en respectant les structures familiales. C’est une source d’inspiration pour les grands maîtres, comme Ravereau, Pouillon, Boffill et les urbanistes d’aujourd’hui.
La Pentapole traditionnelle se compose des cinq premiers  ksour : Al Ataf ; Bou Noura ; Ghardaïa ; Melika et Béni Ysguen, érigée entre le XIe siècle et le XIVe siècles. A cet ensemble originel, s’ajoutent à partir du XVIIe siècle deux centres importants éloignés des ksour d’origine : Guerrara et Berriane. Les ksour de la Pentapole se rejoignent par leurs extensions. Elles se déroulent le long de l’oued Ghardaïa, et d’ouest en Est.

Ghardaïa

Fondée en 1053, Ghardaïa est la plus grande des cités de la Pentapole. La ville prend la forme d’une pyramide, accrochée à une forte butte, au sommet de laquelle trône la mosquée centrale, au minaret si typique. Le réseau des ruelles, circulaire ou radiale, enserre les habitations,
construites les unes contre les autres, et les murailles successives dont s’est entourée la ville à différentes époques. Au centre, près de la grande mosquée, se trouve la fameuse « Grotte de Daya ». En contrebas, on peut visiter aussi bien le centre artisanal, que la vaste esplanade du marché, un des plus beaux du Nord-Sahara. La ville est aussi le lieu de la confrontation des architectures, traditionnelle contre coloniale ou moderne, mais aussi essais magnifiques d’intégration,d’inspiration des rites locaux : Ravereau et Pouillon signeront la poste, la mairie, mais surtout l’hôtel Les Rostemides.

Melika

« La reine » est la petite soeur de l’imposante Ghardaïa. Réplique quasi exacte, fondée en 1124, Melika possède un charme particulier.
Elle fut autrefois la ville sainte du M’zab, et c’est au centre de Melika que se trouvent les tombeaux d’un saint révéré dans la région, Sidi Aïssa, et de sa famille,dont les iduden, ces doigts de torchis chaulés pointés vers le ciel sont émouvants de simplicité.
Contrairement aux autres ksour, le souk de Melika est mitoyen de la grande mosquée, au centre duvillage.
Les habitants de Melika s’étaient fait aussi la spécialité d’une certaine poterie, dite verte, et qui constitua longtemps une partie non négligeable de l’activité économique de la ville.

Béni Ysguen


La plus authentique, et sans doute la plus mythique, aux yeux des ibadhites de la région. Ville sainte par excellence, bâtie à flanc de colline et cernée d’un splendide rempart, percé de portes monumentales qui, longtemps, se sont refermées à la nuit tombée.
Sa palmeraie est la plus belle, traversée d’un long barrage clair. A partir de la corniche qui surplombe la ville, le coucher de soleil est l’un des plus beaux spectacles qui soit. Les terrasses scintillent d’ocre, de bleu et de blanc. Ne manquez pas, lors de votre balade avec un guide, de lui demander de vous faire grimper au Bordj Cheikh El Hadj, une tour de guet inscrite au Patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco. Ou de visiter une maison-musée qui permet de voir un intérieur mozabite traditionnel.

Bou Noura

A 4 km de Ghardaïa, s’expose Bou Noura, « la lumineuse », toujours sur le côté ouest de l’oued. Si le ksar a été detruit, la ville reste sur ses gardes derrière ses remparts. Fondée en 1048, c’est un petit village riant, les pieds dans l’eau et face à la palmeraie, qu’incarne cette cité au charme serein.

El Atteuf

Bâtie dans un coude de l’oued dont elle porte le nom,El Ateuf, surnommée la « mère des ksour », est la plus ancienne des cités du M’zab (vers 1010 ap J.-C.).
Elle se distingue également des autres par ses deux minarets et ses deux cimetières. Parmi les monuments à visiter, le mausolée de Sidi Brahim s’impose immédiatement. Curisosité architecturale mélant technique rudimentaire et art consommé de l’espace, cette ancienne école coranique, centre de théologie dès le XIe siecle, a inspiré Le Corbusier, pour sa fameuse Chapelle de Ronchamps en France.•
Hors Pentapole, deux cités viendront s’ajouter bien plus tard à Ghardaïa : Berriane (1660) et Guerrara (1631).
La vallée du M’zab pourrait illustrer, par l’action acharnée des premières générations d’ibadhites, une des définitions de la culture, à savoir la transformation et la soumission de l’espace naturel et de ses composantes par l’énergie de l’être humain.

Une leçon d’architecture collective

l'habitat mozabite, tel que nous le révèlent les cités d'aujourd'hui, se distingue par une science architecturale qui contraste avec les modestes et rudimentaires habitations des autres régions sahariennes. La maison mozabite est une construction de base, carrée ou légèrement rectangulaire comportant généralement un étage.
Les murs extérieurs, aveugles la plupart du temps pour préserver le secret de la vie familiale, portent parfois d'étroites fenêtres masquées par des balcons de bois ou de stuc découpé. La porte massive, ouverte par une grosse clef de fer ou un peigne de bois piqué de clous, est surmontée d'un arc de décharge. Un couloir d'accès au dessin contrarié, toujours afin d'éviter les indiscrétions des passants, conduit à un patio carré, entouré de petites chambres longues et étroites, servant aux travaux féminins (artisanat), à la cuisine, au stockage des vivres et du matériel, à la sieste de l'été, car lorsqu'il n'existe pas de cave, c'est ici le lieu le plus frais de la maison.
Quatre piliers plus larges à la base qu'au sommet supportent le toit du patio qui est couvert sur sa plus grande partie. Au centre, une ouverture carrée de 2 mètres de côté environ, et souvent couverte d'une grille, permet à l'air et au jour de pénétrer, à la fumée des kanouns de s'échapper.
Au premier étage, les chambres aveugles sont toujours situées sur le pourtour, mais elles reçoivent de l'intérieur, par les arcs d'une galerie, une lumière plus généreuse que l'étage inférieur. Cette galerie, à arcades mauresques, en anse de panier, ou tout simplement en plein cintre, n'occupe que deux côtés à angle droit de la maison.
L'exposition est calculée de telle sorte que les chambres qu'elle dessert présentent, hiver comme été, les meilleures conditions d'habitation. Les deux autres côtés du premier étage forment une terrasse souvent entourée de murs où les femmes, l'hiver, viennent prendre le soleil, où l'on dort volontiers durant les nuits torrides de l'été saharien.

Maîtres et jardins

Le jardin, très important, se divise en deux parties.
L'une, de beaucoup la plus vaste, est une palmeraie d'exploitation qui peut, sans danger, être offerte aux vues de l'extérieur ; l'autre, très restreinte, délimitée par un mur élevé, est le jardin d'agrément. Sous quelques palmiers rangés le long des murs, croissent des orangers, des bigaradiers ornementaux, des légumes rares. Le tout est parfumé par le jasmin qui court sur le mur audessus de la porte. Au fond de ce minuscule paradis végétal, au sol soigneusement balayé, une galerie à arcades en légère surélévation, de cinq à six mètres de long, est le séjour favori du maître de maison et des enfants.

La Saoura

Carrefour des civilisations, trait de vie dans le Sahara, l’ancienne route du Soudan occidental borde une région magnifique, la vallée de l’oued Saoura, adossée au massif du Grand Erg occidental. Cet oued, un des plus importants du pays, est alimenté par des eaux de l’Atlas saharien et du Haut-Atlas marocain. Sa description par Ibn Khaldoun remonte au XIVe siècle.
D’ici, le paysage est d’une beauté à couper le souffle, les immenses dunes jaunes – jusqu’à 600 mètres de haut – semblent autant de vagues sculptées par le vent, en attente d’un improbable océan.
Béchar, édifiée sur le flanc du djebel Béchar, à près de 800 mètres d’altitude, la ville de Béchar et son centre minier sont au carrefour de plusieurs routes sahariennes importantes entre le Tafilalet, le Touat, le Gourara, voire le Mali et la Mauritanie. Sa création récente se voit à son centre-ville, ses rues tracées au cordeau. L’ancienne ville, le ksar aux rues couvertes, retiendront l’attention, ainsi que sa palmeraie de 20 000 arbres, d’où la vue sur le djebel Béchar est splendide au coucher du soleil… Aïn Sefra
Comme dernière demeure, au début du siècle dernier ,est une ville tourmentée. Tourmentée par l’eau, l’oued et ses crues dévastatrices, mais aussi par le sable qui s’engouffre partout par jour de grands vents. De là, vient un des paysages les plus singuliers du Sahara, ces immenses rangées de peupliers censées protéger le centre-ville. Oasis splendide sur les contreforts des monts Ksour, sa visite ainsi que celle des environs sont une succession de surprises et d’enchantement. De l’émouvante tombe d’Eberhardt, dans le cimetière de Sidi Boudjema, aux sites rupestres de djebel Mahisser, en passant par le cratère volcanique de Aïn Ouarka, Aïn Sefra est l’une des plus belles haltes du Sahara oriental.

Le Grand erg Occidental

Véritable mer de sable de 80 000 km2, le Grand Erg occidental est le désert comme on l’imagine, immense et presque inhumain de beauté. Bordé par le M’zab à l’Est, la vallée de la Saoura à l’ouest, il fait figure de barrière infranchissable entre l’Atlas saharien et le plateau de Tadmaït au sud. Ce sable d’alluvions (non transporté par le vent) aurait commencé à s’accumuler au quaternaire, pour devenir aujourd’hui ces immenses dunes changeantes…

Taghit


Agglomération traditionnelle de 6 ksars, autour d’une vaste palmeraie, Taghit est un véritable nid de verdure au bord de l’erg. Trésor biologique, mais aussi patrimonial
et architectural, avec ses maisons ocres nichées au cœur de l’oasis, dominées par le ksar érigé, par souci de défense, sur un éperon rocheux. L’occupation par
l’homme de ce site est attestée par la multitude de gravures rupestres, notamment celle de Zousfana, à quelques kilomètres. Taghit est aussi la ville du Maoussem, cette grande fête annuelle célébrant la
récolte des dattes à la fin octobre. Une fête de musique et de couleurs, inoubliable pour les chanceux de passage.

Le Gourara Timimoun

Le Gourara, c’est d’abord une couleur ; le rouge, mais pas n’importe lequel, le rouge désert. Celui de sa reine, Timimoun, oasis entre les oasis. Cet ocre si particulier qui pare les maisons, les édifices publics et même les monuments aux morts, resplendit dans la lumière, contraste superbe avec le sable d’or et le bleu du ciel.
Le bleu de l’eau aussi. Timimoun est connue à travers le Sahara pour la splendeur de ses jardins et le mystère de ces noms aux consonances marines : Aguelman (lac), El Mers (le port), El Mersa (la rade), du temps de cet ancien lac, mort il y a des siècles. Reste aujourd’hui de l’eau en abondance qui circule dans les canaux de l’un des plus  géniaux systèmes d’irrigation inventés par l’homme, unique au monde, les foggaras. Cette abondance, accompagnée d’un travail harassant d’entretien, permet la naissance de potagers
lumineux, de vignes, de figuiers, d’amandiers… Un véritable paradis que la population d’origine diverse (Haratines, Zénètes, Chaâmbas, Chorfas, etc.) s’emploie à préserver.
Timimoun, c’est aussi la célèbre fête du S’boue, farandole de musique, de danse et de chants sacrés, commencée le jour du Mouloud et close six jours plus tard (le s’boue, soit septième jour) en apothéose à El Hafra, près du mausolée de Sidi El Hadj Belkacem, en présence de milliers de spectateurs venus des zaouïas de toute la région.
El Meniâa Vaste oasis située au nord-est de Timimoun, que surplombe un vieux et célèbre ksar, El Meniâa a été fondée sur le site de l’ancienne Taourit zénète (IXe au XIe siècle). Sa grande palmeraie est irriguée par des puits artésiens creusés dans le lit de l’oued Sougueur.

Le Touat

Du sud du Gourara, s’ouvre le Touat, entre l’aride plateau de Tadmaït et la plaine du Tidikelt. De son nom zénète – touat est le pluriel de tit ou source –, comme de sa position géographique, cette région est au croisement de nombreuses voies de communication dans le Sahara, en particulier la route du Mali. Immense plateau blanc, rompu par les oasis qui adoptent le même ocre que Timimoun, c’est au coeur du Sahara central, véritable fournaise en été, que vous vous trouvez.

Adrar

Ici aussi, les foggaras sont reines. Ici, comme à Timimoun, les vergers resplendissent au point qu’Adrar est devenue une capitale agricole de l’Algérie moderne. Capitale de la tomate saharienne, la cité actuelle, qui a sa fête annuelle en mars, sait faire oublier sa modernité, notamment aux curieux quiauront le courage de s’aventurer à Tamentit, à une douzaine de kilomètres.
Cette oasis surplombée d’un ksar fut un ancien centre spirituel, qui rayonnait bien au-delà de la région, jusqu’au Mali.
Adrar, c’est aussi la dernière étape avant le fameux et mythique Tanezrouft, « le pays de la soif », immense plateau s’étendant sur 800 kilomètres…
Plus au sud, enfin, Bordj Badji Mokhtar, ancien fort en ruines, aujourd’hui ville frontière reliée à Alger par la transsaharienne, à plus de 2 000 kilomètres plus au nord…
Le miracle des foggaras
L’abondance de la végétation en eau n’est pas, dans le Touat et le Gourara, la conséquence d’une situation climatique exceptionnelle. Ici, l’aridité du désert est la règle. Seule l’action de l’homme a permis la vie. Les communautés, depuis longtemps, vraisemblablement depuis l’Antiquité, ont mis au point l’un des systèmes les plus perfectionnés et les plus ingénieux d’irrigation et d’alimentation en eau, en tout cas l’un des plus étonnants aussi : les fameuses « foggaras », galeries souterraines creusées à travers les formations aquifères, généralement gréseuses, où l’eau est captée par capillarité, et qui à ce jour font
l’admiration des techniciens modernes de tous bords.
La pente de ces conduites est calculée de telle sorte que, par le seul jeu de la pesanteur, l’eau s’écoule jusqu’au lieu de son utilisation. Parfois, ce drainage souterrain s’enfonce sur plus de dix kilomètres à l’intérieur des plateaux, - 4000 kilometres au total sur le Touat. Or il faut retenir que généralement, le passage des conduites permet tout juste celui d’un homme, accroupi de surcroit. Il y a certes, en moyenne tous les dix mètres, une « cheminée » d’aération qui s’ouvre au dessus du boyau. A vous d’imaginer le reste...

Oasis et ksours

Des palmiers, un oued, une ville... L’oasis. Dans toute oasis, certaines images se retrouvent et, d’un bout à l’autre du Nord Sahara, se déroulent pratiquement les mêmes scènes et types. Et pourtant il n’y a pas deux oasis semblables. Non seulement le décor – montagnes, dunes ou gorges – est propre à chaque site, mais la couleur du sol, l’architecture des maisons, les souvenirs historiques, les procédés d’irrigation, les habitudes économiques, les transformations dues à l’avion, à la route, aux hydrocarbures sont des facteurs contribuant à définir pour chaque oasis une personnalité propre.

Bou-Saâda

le Sahara possédait des portes, l’une de ses préférées serait à coup sûr Bou-Saâda. Mythique station de tourisme, plus proche oasis d’Alger, cette coquette cité, fondée, dit-on, au XVIe siècle par deux saints venus du Sahara Occidental, est assurément une halte initiatique avant le grand choc du désert. Le prince des orientalistes Nasreddine- Etienne Dinet (1861-1930) ne s’y est pas trompé ; il s’y établit, s’y convertit à l’Islam et y construisit l’essentiel de son œuvre picturale Aujourd’hui chef-lieu de daïra (souspréfecture),l’«oasis du bonheur» s’est agrandie, notamment au sud et à l’est. Mais on pourra y retrouver tous les éléments qui font son charme dantan : sa médina, sa place, ses nombreux artisans, les orfèvres fabriquant le « bou-saâdi », le fameux poignard traditionnel, son marché bi-hebdomadaire bruyant et coloré, ses mosquées… Et, surtout, le long de l’oued qui alimente la ville, le ksar ancestral et l’oasis, magnifique au lever du soleil. Petite curiosité et miracle de fraîcheur, une série de petites cascades en amont de l’oued et les vestiges de bâtisses coloniales rappellent l’existence passée du moulin Ferrero, dont le nom est resté gravé dans les mémoires.

Biskra

Située au pied des Aurès, dont elleferme la marche, faisant face au Grand-Sud, la ville de Biskra étonnera le voyageur dès le premier abord. Au lieu des dunes et des paysages de rocaille attendus, ce sont d’immenses étendues verdoyantes qui s’imposent au regard. Palmeraie géante, larges surfaces irriguées, barrages, la ville a, depuis sa fondation au XIe siècle par les Zibans, combattu pour fertiliser ce bout de désert,espoir d’une vie meilleure. Aujour d’hui, avec ses vergers, ses 100 000 palmiers qui produisent la reine des dattes, la Deglet Nour,Biskra est une cité prospère, entre ville moderne et médina préservée.

On visitera bien sûr le marché et ses artisans ; on profitera de la fraîcheur des nombreux parcs ; on grimpera au Fort Turc pour une vue magnifique sur la  vieille ville et la palmeraie, et l’on dégustera le fruit roi, notamment à l’occasion de la fête de la  datte, qui se tient chaque automne dans la capitale des Zibans. A 17 km au sud, une belle oasis vous donne rendez-vous avec l’histoire.
Sidi Okba doit, en effet, son nom au mythique héros de la conquête arabe du maghreb, Okba Ibn Nafaâ, fondateur de la ville tunisienne de  Kairouan, qui trouva la mort lors de la célèbre bataille à Tehouda, en 684. Une mosquée, plus ancien monument arabe d’Algérie, fut érigée sur son modeste tombeau, encore aujourd’hui lieu de pèlerinage.

Laghouat


Fondée par les Hilaliens, tribu berbère zénète, l’oasis de Laghouat, à 400 kilomètres d’Alger, est aujourd’hui une ville moderne importante. Chef lieu de wilaya, Laghouat déroule ses strates successives au visiteur patient — période berbère,arabe, turque, française — qui cèdent la place à la nouvelle ville, édifiée après 1962. Si les premiers témoignages (Ibn Khaldoun évoque un village) remontent au XIe siecle, la ville prit un essor remarquable au XVIe siecle, lorsque Si Hadj Aïssa en devint le saint patron et mit à l’abri les populations des villages avoisinant à l’interieur d’une enceinte fortifiée. Un période chantée notamment dans les poèmes de Ben Keriou, chantre du melhoun, poésie rurale très prisée encore aujourd’hui. Beaucoup plus tard, c’est le peintre-écrivain Eugène Fromentin qui lui donna le surnom toujours vivant de « ville des jardins ». Dans ce décor de cinéma à ciel ouvert, Lakhdar Hamina tourna une partie de son film Chronique des années de Braise , Palme d’or à Cannes en 1975.

El Oued

l Oued, capitale du Souf, est le coeur d’une région étonnante, fichée en plein milieu du Grand Erg oriental. Cette dépression, située entre l’oued Ghir et la Tunisie, fut conquise par l’opiniâtreté de la population à chercher l’eau sous le sable, parfois jusqu’à 20 mètres de profondeur. Là, les hommes créèrent une technique originale rendant l’implantation de palmiers possible, même sans irrigation : au fond de cratères creusés dans le sable, dont le diamètre atteint plusieurs mètres, l’on plante des dattiers qui, ainsi, sont cultivés les racines dans l’eau… El Oued est aussi appelée la ville aux Mille Coupoles, appellation que l’on appréciera d’autant plus si l’on grimpe sur le minaret de la mosquée Salem : en guise de terrasses, les maisons traditionnelles sont couvertes de dômes et de coupoles, garantissant une certaine fraîcheur aux intérieurs. Après le marché et ses artisans, c’est la vieille ville qui s’offre, avec ses maisons si typiques, aux minuscules ouvertures en guise de fenêtres, évoquant l’image propagée par les nombreux visiteurs que reçut le Souf : orientalistes, poètes, marchands, trafiquants ou simples voyageurs.

Algérie balnéaire

Mostaganem :

Située sur le rebord d’un plateau côtier, la ville domine à l’ouest la large baie d’Arzew. Elle se compose d’une ville nouvelle très étendue, et d’une vieille ville plus compacte accrochée de part et d’autre à profond ravin creusé par le fleuve Aïn Sefra qui arrose ses jardins.
Mostaganem, bien que métropole moderne a su garder son caractère ancien. Ville des mimosas, de patrimoine et de merveilles, elle se targue de ses atouts majeurs en matière d’accueil et de tourisme avec sa fantasia de Sidi Lakhdar.
Le climat mostaganémois se caractérise par la douceur de sa température, la faiblesse des écarts thermiques et l’alternance quasi quotidienne des brises de mer et de terre.
Pour qui connaît la bande côtière de la wilaya de Mostaganem, ne manquera pas de redécouvrir ses vastes et belles plages qui vont de la Macta en passant par les Sablettes, la Salamandre jusqu’à la frontière avec la wilaya de Chlef.
Beaucoup de plages sont un délice pour les amoureux de la nature qui trouvent des lieux paradisiaques, des criques ainsi que des étendues de dunes qui leur permettent de goûter aux joies de la baignade et des activités balnéaires dans des sites que lui envieraient de nombreux pays.

Chlef :

Située à égale distance d’Alger et d’Oran, la ville de Chlef constitue un creuset patrimonial, culturel et historique ayant contribué pour beaucoup à l’enrichissement de la civilisation arabo -musulmane en Algérie. Avec une bande côtière qui s’étale sur plus de 120 Kms, soit 10% de l’ensemble de la côte algérienne, sa richesse touristique se justifie d’avantage par son relief diversifié et la présence de forêts qui s’étendent sur des milliers d’hectares. Sa région côtière comprend les sites de Tigheza, Béni Haoua, Teramia, Oued El Malah ainsi que les sites de Mainis et le massif de l’Ouarsenis. En plus de la splendeur de ses paysages, la douceur de son climat et la sérénité de ses plages ; la wilaya de Chlef excelle dans l’artisanat traditionnel, comme la poterie, la broderie la tapisserie d’art la céramique traditionnelle, la vannerie en rotin, la dinanderie et enfin la sculpture sur bois.

Tipasa :

Situé sur la côte à 70kms à l’ouest d’Alger, au pied du mont Chenoua, Tipasa possède le charme que confère la proximité de la montagne et de la mer. Ville chargée d’Histoire, elle recèle des vestiges et qui remontent aux phéniciens, romains et Ottomans. Son musée municipal ainsi que le champs de ruines romaines tous deux situés au centre ville sont des lieux de visite privilégiés. La valeur historique de Tipasa lui a valu d’être classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Dans le prolongement des ruines romaines de Tipasa, a été édifié le complexe touristique de « Matarés ». Avec ses villas typiques qui descendent en gradins vers la mer formant une sorte de forteresse rappelant le style architectural de l’antique Tipasa fortifiée. Sans oublier le joyau « CET » ancien centre équestre de Tipasa, où plaisir de la mer se confond encore avec ses longues promenades à cheval sur ses plages infinies, fleuron de l’agrément estival. Le massif du mont Chenoua, rendez vous pédestre des randonneurs, sur différents itinéraires sublimes et verdoyants avec une vue imprenable sur la mer couleur azur. La corniche du Chenoua abrite de petites plages pittoresques. Le cap Chenoua offre une vue magnifique sur la baie et invite à une promenade pour y découvrir des grottes magnifiques.

Boumerdès :

Située à moins de 50 Kms à lest d’Alger, elle bénéficie de toutes les infrastructures de la capitale (aéroports, ports, etc.). Elle est située avantageusement sur la mer méditerranée, avec de jolies plages qui attirent de plus en plus d’estivants ainsi que les amateurs de pêche. Ses grandes avenues larges et modernes longeant la côte le plus souvent se bercent par un climat doux et tempéré de bord de mer. Elle dispose de nombreuses potentialités et atouts touristiques, d’abord par sa position sur le littoral, par ses nombreuses structures d’accueil, mais surtout par sa grande richesse culturelle et historique avec de nombreuses traces de civilisations passées comme la Casbah de Dellys dont les vestiges trouvés remontent aux romains et autres carthaginois et enfin Ottomans. Des vestiges préhistoriques furent aussi découverts à 3 Kms de la ville de Dellys. Elle possède de nombreux hôtels, complexes touristiques, camps de vacances, restaurants de toute catégories aux nombreuses spécialité culinaires traditionnelles et occidentales , mais surtout du poisson frais du jour péché les nombreuses embarcations artisanales de la région. Ses plages de sable fin et parfois de galets provenant des cours d’eau de nombreuses sources souterraines environnantes qui descendent des hauteurs. Comme la plage du Rocher noir, le Figuier, le cap Djanet, le cap de Dellys, etc. Ses artisans excellents dans les arts de l’artisanat.

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