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HOMMAGE


SAÏD BOUKHELIFA
JIBRINE AG MOMAMED
le guide oublié

Evoquer le sud algérien avec ses immensités désertiques et ses merveilles crées par dame nature, notamment le Tassili des Ajjer et occulter d'évoquer également JIBRINE, un guide accompagnateur et convoyeur illustre à l'étranger et méconnu dans son propre pays, notamment auprès des nouvelles générations qui activent dans le secteur touristique.
Beaucoup de peintures et gravures rupestres dans le parc du Tassili N'Ajjer ont été découvertes grâce à lui, à son instinct et à sa mémoire prodigieuse.
Lui le génial pisteur, l'ingénieux convoyeur, le monumental guide des grands chercheurs occidentaux (de 1949 à 1981 année de sa mort)
L'Algérie touristique gagnerait à lui rendre l'hommage qu'il mérite, lui qui fut humble, sage, magnanime. Lui qui n'avait rien demandé, ni attendu quoique ce soit en retour.
Heureusement, une imminente compatriote en l'occurrence Malika HACHID dans son remarquable ouvrage de recherches préhistoriques sur le Tassili des Ajjer (EDIF 2000 Paris méditerranée) lui rendit hommage.
Nul autre ne pouvait le faire mieux qu'elle, car elle a passé trente années de sa jeunesse et de sa vie à arpenter le Tassili et à étudier la préhistoire de cet immense musée à ciel ouvert. C'est ainsi qu'elle nous apprend que " si les noms de Brenans ou de Henri Lhote sont à jamais liés au Tassili, il convient de leur adjoindre celui de leur compagnon d'armes, Jebrine. De son vrai nom Machar Jebrine ag Mohamed, il fut leur guide au Tassili et l'auteur de la plupart des découvertes d'abris rupestres. Accompagnant sur le terrain les équipes de dessinateurs, il avait aussi pour mission, pendant que celles-ci travaillaient, de prospecter les forêts de pierre aux alentours. Ainsi, le plus souvent, revenait-il au camp avec de belles surprises. Associé à l'une des plus grandes découvertes archéologiques de ce siècle, Jebrine mérite qu'on le présente.
Né vers 1890 ou 1892 dans le groupe touareg des Idjeradjeriouène Kel Maddak qui nomadise sur le plateau depuis Iharhaïen jusqu'à Amiok, il était très grand et roux. Malade, perclus de rhumatismes, il se tenait toujours très droit et sa prestance me frappait encore la veille de sa mort. Jebrine avait grandi dans les campements du plateau dont il connaissait les moindres recoins et qu'il n'allait jamais quitter. Rien n'échappait à sa curiosité, ni les plantes, ni les animaux, ni le nom ou le cours des oueds, chaque massif et chaque vallée. Cette mémoire étonnante, alliée à une vie intelligente, profita à beaucoup.
En ce début de siècle, la France s'implantait au Tassili et l'armée occupait peu à peu le terrain. Très vite les militaires découvrirent en Jebrine un fin pisteur doué de très vastes connaissances. L'une de ses tâches les plus importantes auprès de l'armée fut de contribuer aux missions topographiques. Il accompagnait alors les géomètres réalisant les levées destinées à dresser les cartes de la région et procédant au balisage des pistes. Les militaires s'intéressaient aussi à des disciplines comme l'archéologie par exemple, et très tôt, il devint le guide du lieutenant Brenans. Ensemble ils découvrirent de nombreux sites. C'est Jebrine qui dirigea les premiers pas d'Henri Lhote lorsque le lieutenant Brenans lui proposa d'aller voir quelques sites sur le plateau.
Jebrine fut le guide de missions scientifiques organisées par l'Université d'Alger de 1949 à 1952. C'est aussi grâce à ses compétences que les chercheurs de ces expéditions livrèrent une mission de connaissances sur la géologie, la faune et la flore du Tassili.
Les chercheurs n'ont pas manqué de souligner la précieuse contribution de Jebrine dans toutes leurs expéditions et leurs travaux. Pour les militaires, les scientifiques et parfois mêmes quelques rares touristes, cet homme était devenu indispensable. Voici comment le décrit F. Bernard, soulignant les qualités de cet " excellent guide " : " Djebrin est un homme d'une soixantaine d'années, de la tribu des Kel Meddek, ayant déjà conduit des missions topographiques et archéologiques, il vient encore de guider la mission Leredde en 1952. A sa mort, il n'y aura plus guère de Touareg connaissant aussi bien tout le pays. Grand, plein d'autorité naturelle, il a les cheveux rouquins et les yeux gris. " Leredde ajoute : " Que de détours ne m'a -t-il pas fait faire pour me montrer ce qu'il savait devoir m'intéresser ", ou encore : " J'ai eu dans cet homme à qui notre destin était confié une confiance illimitée et bien justifiée. "
Mais le rôle essentiel fut celui qu'il joua auprès de Henri Lhote dans la découverte des peintures. Quand, en 1956, Lhote mit en place ses équipes pour procéder aux relevés, c'est naturellement vers lui qu'il se tourna. Partout, il accompagna les équipes, à Jabbaren, Tamghit, Sefar, Tissoukaï….. Âgé de plus de soixante ans, Jebrine ne ménagea ni ses efforts ni sa santé pour parcourir des dizaines de kilomètres, gravissant les escarpements, sautant dans les éboulis malgré ses rhumatismes, ne manquant aucun abri. Souvent il revenait au campement pour annoncer ses découvertes, vers lesquelles il conduisait Henri Lhote et ses coéquipiers, heureux de leur joie (je rapporte là ses propos).
Les Touareg eux-mêmes conviennent que Jebrine fut un des meilleurs connaisseurs du Tassili et de ces déroutantes forêts de pierre dans lesquelles il est si difficile de s'orienter. Intelligent, il comprenait vite ce qu'on lui demandait de chercher.
Si on doit au lieutenant Brenans d'avoir alerté les scientifiques avec les gravures de l'oued Djerat, à Henri Lhote d'avoir révélé au grand public les fresques du plateau, on doit à Jebrine d'avoir été l'instrument indispensable aux opérations de terrain.
Dans cette fantastique aventure, une seul chose vient nous troubler : si Henri Lhote obtint une immense notoriété mondiale grâce à cet événement que représenta l'exposition du Pavillon de Marsan à Paris, et surtout grâce à ce livre rédigé en une nuit (Lhote H., 1973), à la demande de son éditeur pour les besoins de celle-ci, et qui fut traduit en plusieurs langues, Jebrine lui est resté un parfait inconnu qui ne bénéficia d'aucune retombée.
Il passa les dernières années de sa vie à Tamghit dans une zériba à proximité du grand tarout ou dans un abri sous roche non loin de la guelta, préférant cette existence sans commodité, mais libre, au confort de Djanet. Depuis 1975, il vivait d'un petit salaire en qualité de gardien du camp touristique de Tamghit, puis du campement de la Sonatrach sur les mêmes lieux. L'intervention du parc du Tassili et d'un ministre de la culture qui le rencontra sur le plateau en 1978 lui permit d'avoir une modeste retraite. Il n'était pas seul, quelques membres de sa famille campaient non loin.
A cette date (1978), un séminaire international sur la conservation des peintures eut lieu sur le plateau même, avec différents spécialistes dont Henri Lhote, et Jebrine était l'un des invités d'honneur. L'occasion me fut donnée d'assister à une scène émouvante. La veille de descendre du plateau pour regagner Djanet, Henri Lhote qui, âgé, marchait difficilement à l'aide d'une canne, me demanda de l'accompagner jusqu'au camp de la Sonatrach pour y rencontrer une dernière fois Jebrine. Il me dit : " demain nous quittons le plateau, je sais que c'est la dernière fois. Je voudrais dire adieu à Jebrine. " Nous nous rendîmes à cet abri sous roche où Jebrine était installé. Lhote s'assit à ses côtés.
Durant plus d'une heure, les deux hommes évoquèrent le temps où ensemble ils parcouraient le plateau " à la découverte des fresques du Tassili ". J'écoutais leurs souvenirs, leurs anecdotes et Lhote me disait souvent : " demandez-lui s'il se souvient du jour où… ".
Quand les deux hommes se dirent adieu, j'eus conscience d'un moment particulier, cet Européen et ce Targui qui avaient partagé une fabuleuse aventure et qui là, au crépuscule de leur vie, se serraient la main une dernière fois. Henri Lhote me pria de l

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