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Une cinquantaine de ministres
se sont réunis hier à Copenhague, en marge de
la conférence sur le climat (COP-15), pour tenter de
réunir les conditions politiques d'un "accord
contraignant" mais non encore "juridique et légal",
selon des experts.
A son arrivée dimanche dans la capitale danoise, le
secrétaire-général de l'ONU, M. Ban Ki-moon
s'est déclaré "prudemment optimiste",
mais que la première semaine de travaux constituait
"un bon début".

Un texte émanant
du groupe de travail mis en place il y a deux ans à
Bali sous l'égide de la Convention des Nations unies
sur les changements climatiques, est depuis vendredi sur la
table.
Mais, selon des experts contactés par l'APS, "il
serait impossible de parvenir à un accord légal
à Copenhague aussi bien pour le processus de Bali que
celui de Kyoto" et "nous nous acheminons plutôt
vers la poursuite des négociations". Ils ont ainsi
estimé que "la Conférence de Copenhague
devrait aboutir à ce qui est appelé +un accord
politique contraignant+, comprenant tous les éléments
sur lesquels sera structuré l'instrument juridique
sur l'accord de Bali ainsi que les amendements du protocole
de Kyoto.
Les différentes parties devraient alors se réunir
dans 6 à 12 mois pour finaliser cet accord politique
et le transformer en accord juridique aussi bien pour le protocole
de Kyoto que le plan d'action de Bali. En attendant, à
Copenhague, l'Algérie, qui préside le groupe
Afrique aux négociations sur le climat, est représentée
à la réunion ministérielle informelle
par le ministre de l'Aménagement du territoire, de
l'Environnement et du Tourisme, M. Cherif Rahmani.
La veille, le groupe Afrique s'était réuni pour
affiner sa position qui avait été consolidée
à Alger en novembre 2008 à l'occasion de la
réunion des ministres de l'Environnement, puis à
Nairobi et Addis-Abeba (sommet de l'Union africaine). L'objectif
du sommet de Copenhague, qui annonce l'après-Kyoto,
est de limiter la hausse de la température moyenne
à la surface de la terre à 2 degrés par
rapport à la période pré-industrielle.
A cet effet, les experts s'accordent sur la nécessité
d'une réduction drastique des émissions de gaz
à effet de serre (GES), mais des divergences sont apparues,
notamment entre les Etats-Unis et la Chine, quant à
la répartition de l'effort. "Agir maintenant",
les ONG montent au créneau
Le président de l'Union of Concerned Scientists, Alden
Meyer, a suggéré des discussions bilatérales
entre les deux principaux pollueurs de la planète (Chine-USA)
"pour éviter de prendre en otages" les 191
pays représentés à Copenhague.
Pour sa part, l'Union européenne (UE) a misé
sur une réduction de 30 % des GES, appelant les Etats-Unis
et la Chine, à déployer des efforts supplémentaires
pour atteindre cet objectif.
Les pays en développement insistent, quant à
eux, sur l'élaboration d'un accord qui contraint les
principaux pollueurs de la planète à cet effort
de réduction des GES, et sur la mise en place d'un
financement plus adéquat de la lutte contre le changement
climatique.
Pour la présidente danoise de la COP-15, Connie Hedegaard,
"cela a pris des années pour faire monter la pression
que nous constatons à travers le monde" "Cela
a contribué à rendre le prix politique d'un
échec à Copenhague si élevé que
je suis absolument convaincue que les dirigeants réfléchiront
avec attention avant de décider s'ils sont prêts
à le payer", a-t-elle dit lors d'un point de presse.
Alors que les négociations politiques ont pris le relais
des débats d'experts, la mobilisation d'ONG s'est poursuivie
dimanche dans les rues de Copenhague où la police danoise
a dispersé une manifestation organisée à
l'appel du réseau Climate Justice action (CJA).
La police danoise avait relâché dans la nuit
les 968 personnes interpellées samedi, en marge d'un
énorme défilé pour réclamer une
action forte contre le réchauffement, sous le slogan
"plus de bla, bla, bla..Agissez maintenant !"
L'Association des amis de la Saoura est présente à
Copenhague pour soutenir les efforts de l'Algérie,
en particulier, de l'Afrique en général, dans
la lutte contre le réchauffement climatique.
Source EL
MOUDJAHID
du 14 Décembre 2009
Page Web publié le 14 Décembre 2009
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