Les pèlerinages,
l'accomplissement de vux, les fêtes religieuses, les visites d'édifices
ou de monuments remarquables à caractère religieux et les offrandes
à des divinités sont au nombre des motifs de voyages touristiques.
Le tourisme peut contribuer à une meilleure compréhension et un
rapprochement des peuples dans un monde dominé par de superficielles pratiques
religieuses et des traditions qui se contentent de répétitions et
de vivre sur la nostalgie du temps de l'âge d'or. Au Nord comme au Sud,
en Orient et en Occident, plusieurs pensent être les seuls à détenir
les clefs de la cité idéale. La clientèle du tourisme religieux
" est en train de changer ", selon un résumé d'un rapport
de l'OMT, préparé dans le contexte d'une conférence de Cordoue
(29-31 octobre 2007) sur le tourisme et la religion. Il s'agissait d'abord "
d'une clientèle nationale de personnes âgées, de jeunes en
groupes et de familles avec enfants. Aujourd'hui, elle devient de plus en plus
internationale, réduit la durée de ses séjours et utilise
de plus en plus des agences spécialisées ainsi que les moyens des
technologies de l'information et de la communication. Toutes les classes d'âge
et les groupes sociaux sont concernés ". Certaines destinations du
tourisme religieux reçoivent maintenant plus d'étrangers que de
nationaux. Cependant, l'internationalisation du tourisme religieux pourrait être
freinée par les mesures qui restreignent les voyages internationaux, telles
que la réduction de la liberté de mouvements dans le cadre de la
lutte contre le terrorisme et l'immigration. La multiplication des visas et leur
caractère sélectif, le durcissement des règles gouvernant
l'immigration, les freins mis au séjour des étudiants étrangers
sont autant de mesures prises par les gouvernements qui ont certes d'autres objets
que le tourisme, mais qui ne sont pas sans incidences négatives sur celui-ci.
En Algérie, il existe des thèmes porteurs tels que Saint- Augustin
à Annaba pour les catholiques du monde méditerranéen, l'ermitage
du père de Foucault dans le Hoggar pour les chrétiens, Sidi Tidjani
à El Abiodh, Sidi Cheikh pour les communautés Tidjania de l'Afrique
occidentale et les vestiges de la communauté Ibadite à Ghardaïa.
Source El Watan du 29 novembre 2007 Sous l'aimable autorisation de
Kamel Benelkadi
Page Web publié le 29 décembre 2007
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