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La réunion
préparatoire des experts africains sur la convention-cadre
des Nations unies sur les changements climatiques a débuté
hier, ses travaux à Alger après lallocution
de M. Cherif Rahmani, ministre de lAménagement
du territoire, de lEnvironnement et du Tourisme.

Une rencontre qui intervient après
une série de réunions sur les plans régional
et sectoriel qui aura à dégager les meilleurs
voies à même de porter la vision africaine sur
les questions essentielles ayant trait aux négociations
en cours sur les changements climatiques. Les experts africains,
venus de plus de 40 pays dAfrique, sanctionneront leurs
travaux demain mardi par une série de recommandations
et propositions en vue de les soumettre après-demain
mercredi, à la Conférence des ministres africains
de lenvironnement quabritera Alger. Cette dernière
au vu des travaux des experts africains aura à dégager
lapproche que portera la délégation africaine
aux prochains rounds de négociations sur les changements
climatiques sur la scène internationale. Des négociations
qui, pour rappel, visent à dégager un consensus
international en prévision des accords de Kyoto qui
arrivent à échéance en 2012. Soulignant
la portée des efforts consentis jusque-là par
la concertation interafricaine sur les changements climatiques,
M. Chérif Rahmani a indiqué que la rencontre
dAlger constituera «la convergence de vues et
aura à dégager lapproche africaine»
et ce, à travers la plate-forme dAlger qui couronnera
la réunion des experts africains et celle de la conférence
dAlger susmentionnée. Pour rappel, Alger a été
mandaté par ses partenaires de lUnion africaine
à conduire la délégation des négociateurs
africains aux prochains rendez-vous internationaux sur les
changements climatiques dont celle qui se tiendra à
Copenhague en 2009. Par ailleurs, outre la présence
dexperts africains à la réunion débuté
hier, à lhôtel El-Aurassi, des représentants
de linstitution onusienne, pour ne citer que le PNUE
et le Fonds mondial à lenvironnement ainsi que
le secrétaire exécutif de la convention de lONU
sur les changements climatiques et celui en charge de la désertification
prennent part à la rencontre. LAfrique subissant
en plein fouet les conséquences néfastes des
changements climatiques au vu de lintensification de
lactivité industrielle de pays riches, émettant
un taux alarmant de gaz à effet de serre compte peser
sur le cours des négociations. A ce propos, la convention
onusienne sur les changements climatiques est intervenue ouvrant
les possibilités de remédier à la situation
non pas pour lAfrique uniquement mais sur lensemble
des régions. Ceci en vue de prémunir les lendemains
des futures générations «dun chaos
certain» au vu du rythme accéléré
que connaissent les mutations climatiques et les déséquilibres
engendrés. Pour sa part, Chérif Rahmani a tenu
à souligner que lAfrique subit «limmigration
climatique» freinant son essor par la voie de son développement
durable qui fait face déjà à de nombreux
défis.
Ceci étant, les promesses et
les engagements pris par la communauté internationale
et de surcroît des pays riches sur les objectifs du
millénaire sont tributaires du désengagement
affiché par ces pays riches. Il convient de retenir
les engagements relatifs au transfert des technologies et
du savoir-faire non tenus après de multiples promesses
de financement de projets à même de réduire
les effets des changements climatiques, déforestation,
sécheresse, manque deau
Ce qui a été
pour rappel à maintes reprises souligné par
des organismes internationaux dans des rapports dorganismes
onusiens en charge du développement en Afrique, à
lexemple de la FAO
Et cest à partir
de ces questions que les experts africains aborderont les
points essentiels sur lesquels lapproche africaine sur
les changements climatiques devrait sarticuler face
à un manque de volonté politique affichée
de pays riches dont les Etats-Unis dAmérique
à se soustraire à la convention onusienne sur
les changements climatiques. Lévacuation du prétexte
et de largumentaire de la crise financière pour
soutenir la non possibilité des pays riches à
assumer leurs responsabilités est de mise pour lensemble
des acteurs consentant des efforts visant à donner
suite aux accords de Kyoto. A ce propos, le Plan daction
de Bali sur les changements climatiques a constitué
un cadre consensuel sur le plan mondial sur cette question
et dont la rencontre de 2009 à Copenhague constitue
un rendez-vous déterminant pour la suite à donner
à ce processus à travers lequel lAfrique
compte peser
Source La Nouvelle République
du 17-11-2008
Sous l'aimable autorisation de Karima Bennour
VIDEO
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Discours
de Monsieur Chérif RAHMANI Ministre de l'Aménagement
du Territoire, de l'Environnement et du Tourisme lors
de la cérémonie d'ouverture de la Réunion
Préparatoire des Points Focaux et Négociateurs
du Groupe Africain des Changement Climatiques
Hôtel El Aurassi, Alger le 16 Novembre 2008
Durée de la vidéo: 21:29 min |
Photos et vidéo
de YCM
Page Web publié le 18-11-2008
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