| La saison de l'été tire à
sa fin. Le gros orage de fin Août sur le pays, finissait, avec soulagement,
de signifier la fin prématurée des vacances. Contrairement aux années
précédentes, en cette période, nous n'avons pas eu (pas encore
?), ces chiffres triomphalistes sur les nombreux millions d'algériens qui
ont assidument fréquenté les plages algériennes.
 Photo
de YCM
Comme si la
multiplication de l'estivant par le nombre de ses passages dans une plage, pouvait
redorer le blason du secteur des vacances C'est tant mieux dirons-nous. Car ce
n'est pas l'annonce du nombre qui fera un bon ou un mauvais bilan. Mais plutôt
ce qui, en amont, aura ou non encouragé les gens à se décider
pour des vacances et, en aval, l'état des lieux en matière d'environnement,
de qualité de service, de professionnalisme.
C'est toujours les
mêmes plages qui mobilisent toujours le même public et, à quelques
détails prés, c'est toujours les mêmes sites qui continuent
de rebuter les vacanciers potentiels.
L'eternel recommencement. Les
éternelles déclarations de début de saison, dans le genre,
" tout est fin prêt pour recevoir nos clients ", " Toutes
les conditions nécessaire sont réunies pour
" et, lamentablement,
le même constat de déconfiture presque totale dans presque tous les
complexes touristiques est fait.
Les moustiques, mouches et autres insectes
diptères, n'ayant pas de raison de s'acharner sur nos sites balnéaires,
il est difficile de comprendre qu'ils soient absents sous d'autres cieux alors
qu'ils sont si dissuasifs chez nous. La vue d'un vacancier en train de se servir
d'un jerrican d'eau, quand eau il ya, pour se rafraichir finit de décider
les citoyens de s'adresser aux agences de voyages pour un séjour en Tunisie
et au Maroc, lesquels, de surcroit, proposent des prix, transport aérien
compris, plus compétitifs.
Pour certains complexes hôteliers
et touristiques qui arrivent à maitriser ces paramètres de l'hygiène,
c'est la qualité de la prestation qui fait défaut. Accueil, réservations,
gestion des plannings, gestion des séjours, sont loin de répondre
aux attentes des vacanciers. L'offre des stations balnéaires étant
largement en deçà de la demande en ces huit semaines de Juillet
et Août, il est bien compréhensible que le nombre d'élus aux
vacances soit réduit. Mais ce qui l'est moins, c'est l'accueil qui est
réservé à ces derniers.
Et pourtant par ailleurs, bien des satisfactions
peuvent être tirées. Nous citerons, outre les hôtels haut de
gamme, qui arrivent à s'en sortir malgré la pression qu'ils subissent
au plan de la demande, de nombreux établissements publics et privés
qui arrivent à offrir des prestations décentes. Les quelques défaillances
étant superbement rattrapés par les beautés des sites dans
lesquels ils sont implantés. Ce qui nous amène à évoquer
la question du professionnalisme.
Aucun investissement, fût-il, colossal,
ne peut aboutir si la question du professionnalisme dans l'exercice du métier
n'est pas à l'ordre du jour, ou n'est pas le souci majeur de l'Etat dans
son rôle de régulateur. Autant maintenant que plus tard.
La revalorisation des métiers, la dynamisation des actions de formation,
la planification des besoins, le contrôle des installations hôtelières
et touristiques, la mise en place des cahiers de charges à même de
maitriser l'expansion des ressources humaines et la sanction contre les usurpations
de métiers, sont à notre avis les mots clefs pour redorer le blason
du secteur dont l'élément humain est, à plus d'un titre déterminant
dans la mise en uvre et la réussite de tous les projets. Sous
l'aimable autorisation de Slimane SEBA Source
Tourisme
magazine
Page Web publié le 26 Septembre 2007
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