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Périodiquement, le Chef de l'Etat revient
sur un thème récurrent, à savoir réduire
la dépendance de l'économie nationale à
l'égard des hydrocarbures. Construire une économie
sans hydrocarbures, est-ce possible ? Tout dernièrement,
à l'occasion de la célébration du 5 Juillet,
le Président de la République a, une fois de
plus, abordé, de manière solennelle et avec
l'objectivité voulue, le problème de cette dépendance
qui est multiple.

D'abord, les hydrocarbures procurent 98 % des
revenus en devises du pays. C'est une tendance lourde qui
est inexorable depuis plus de 30 ans. C'est dire les craintes
qu'elle suscite pour l'avenir du pays.
Ensuite, sans le poids de la fiscalité pétrolière
qui représente environ 70 % des recettes budgétaires
de l'Etat, le pays connaîtrait d'énormes problèmes.
En effet, il y aurait tout simplement des dysfonctionnements
gravissimes au niveau de l'Etat et de ses démembrements.
C'est très simple, l'Etat incapable de payer ses propres
fonctionnaires. C'est dire les périls que véhicule
une telle dépendance.
Enfin, il faut souligner que l'Algérie ne pourrait
pas financer ses importations sans les revenus tirés
des hydrocarbures. Les exportations hors hydrocarbures ne
rapportent que moins d'un milliard de dollars, en moyenne
par an, et ce, depuis une vingtaine d'années.
Cette stabilité est le reflet de la pétrolisation
excessive de l'économie nationale à l'égard
des hydrocarbures. D'ailleurs, les exportations hors hydrocarbures
n'arrivent même pas à payer la facture des importations
des médicaments et du lait. Il est clair qu'à
très long terme, cette situation est périlleuse
si, entre temps, notre économie ne se serait pas libérée
de la dépendance à l'égard des hydrocarbures.
Il convient aussi de souligner le risque de
pâtir, à terme, de cette dépendance. En
effet, à l'heure actuelle, elle est tirée surtout
par la dépense publique et le secteur de l'énergie.
L'agriculture et l'industrie ne représentent plus que
des parts dérisoires. Il est clair, qu'en tentant d'extrapoler,
que sans la dépense publique et l'énergie, la
croissance serait insignifiante pour ne pas dire nulle. Or,
une telle perspective est purement et simplement effrayante
pour la stabilité et l'indépendance du pays.
L'on comprend dès lors, le sens des interventions du
Président de la République pour sensibiliser
toute la nation à ce problème. Plus que jamais,
la reconversion de l'économie est à l'ordre
du jour. Comment y parvenir. Deux voies sont possibles.
D'abord, il faut encourager l'investissement, tant national
qu'étranger. Il faut bâtir une nouvelle économie
moderne, ouverte et compétition. De toutes les façons,
il n'est pas possible de faire autrement pour relever les
défis de la mondialisation. Sur un autre plan, il est
impératif de diversifier les sources de revenus en
devises, en développant, en particulier, le tourisme.
Les potentialités de l'Algérie dans ce domaine
sont connues et avérés.
Ensuite, il est important de parachever le processus des réformes
structurelles de l'économie nationale dont la finalité
n'est pas seulement de consolider les mécanismes du
marché, mais aussi de créer un environnement
plus favorable aux activités économiques, en
général, et à l'entreprise, en particulier.
Il est donc facile de constater que la reconversion de l'économie
nationale est l'affaire de toute la nation.
Sous l'aimable autorisation de Omar C.
Source EL MOUDJAHID 12 Aôut
2007
Page Web publié le 13 Aôut 2007
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