"Le tourisme n'est plus un choix,
c'est un impératif", a déclaré hier le ministre de l'Aménagement
du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, M. Chérif Rahmani, en
visite à Oran.

C'est
à partir de ce concept que le ministère compte mener toute une campagne
de sensibilisation sur l'enjeu du développement touristique et la politique
à appliquer pour se mettre à niveau avec les normes internationales.
M. Rahmani s'est déplacé à Oran pour parler tourisme et présenter
le schéma directeur d'aménagement touristique (SDAT) à l'horizon
2025, lors des assises régionales organisées à l'hôtel
Sheraton. Une rencontre qui a vu la participation d'un grand nombre d'opérateurs
économiques et représentants de l'administration, mais qui n'a pas
donné l'occasion aux deux parties de débattre sur la question et
mettre en exergue les maillons faibles et les points forts de la nouvelle stratégie
adoptée par le ministère. Ces assises se sont limitées à
l'intervention du ministre et deux communications présentées dans
un style de cours magistral, ce qui a laissé l'assistance sur sa faim.
Théoriquement, la réalisation d'un pôle touristique d'excellence
nord-ouest n'avait rien à envier à ce qui se fait à l'étranger
ou chez les pays voisins. Mais, sur le terrain, le projet verra-t-il le bout du
tunnel ? C'est la question que se sont posés nombre de participants. Un
intervenant a posé la problématique de la continuité de l'administration,
arguant que l'ancien ministre du Tourisme avait parlé de 253 projets à
l'arrêt pour cause de problèmes de financement en 2006. Qu'en est-il
de ces projets ? C'est la question qu'il a posée au représentant
du ministère. Le même intervenant a également soulevé
la question du regroupement dans un même ministère de trois secteurs
clés, l'environnement, le tourisme et l'aménagement du territoire.
"Pourquoi mettre les trois secteurs sous la coupe d'un seul ministère,
alors que nous savons très bien que dans les pays où le tourisme
a réussi, ce secteur est géré par un seul ministère".
En l'absence du ministre qui était en tournée dans la commune de
Mers El-Hadjadj, ces questions sont restées sans réponse et le débat
a été clos. Que prévoit le SDAT ? Selon le ministre
et le document présenté, le schéma directeur repose sur deux
étapes importantes: 2015 pour l'amorçage de la nouvelle politique
de développement du tourisme, consacrée à "la mise en
tourisme de l'Algérie", et 2025 pour la consolidation de ce choix
à travers la consécration de la destination touristique Algérie.
Nos voisins, la Tunisie et le Maroc, ont enregistré plus de 5 millions
d'arrivées internationales et ont atteint par conséquent une croissance
record entre 2003 et 2004, de l'ordre de 15,5% et 17,3%. A l'horizon 2010, ces
deux pays, avec l'Egypte, tablent chacun d'eux sur un flux de 10 millions de touristes. Pour
se mettre à niveau dans ce domaine, l'Algérie se doit de s'intégrer
dans une dynamique touristique internationale et offrir aux visiteurs les même
produits et thèmes touristiques, notamment le tourisme d'affaires, ainsi
que les autres: mer, soleil, désert, thalassothérapie, pèlerinage,
histoire, culture, sport et écologie. C'est l'objectif que s'est
tracé le ministère, tout en étant convaincu que le changement
dans le secteur s'inscrit dans une dynamique à long terme. Les opérateurs
économiques, eux, ne se sont pas montrés très optimistes,
vu l'état des lieux actuel et le retard que doit rattraper notre pays pour
revenir aux normes internationales. Tels qu'énumérés
par M. Rahmani, les maillons faibles du tourisme se situent dans "l'absence
de lisibilité des produits du tourisme algérien, la mauvaise qualité
en matière d'hébergement et d'hôtellerie, le manque de professionnalisme
des voyagistes, le manque de qualification et de performance des personnels, la
faible qualité des produits et des prestations du tourisme algérien,
la faible pénétration des technologies de l'information et de la
communication dans le tourisme, le transport et l'accessibilité de faible
qualité, des banques et des services financiers inadaptés, la sécurité,
la gouvernance et l'organisation inadaptée au tourisme moderne et le déficit
en marketing de la destination Algérie". C'est toute la politique
du tourisme qui a été revue avec l'établissement d'une feuille
de route pour les investisseurs désirant investir dans le secteur. Ainsi,
il est prévu la création d'une vingtaine de villages touristiques
et la réalisation de 11 hôtels de chaîne d'une capacité
de 3.697 lits, 5 hôtels haut standing de 1.354 lits et 203 hôtels
standard d'une capacité de 20.355 lits. Dans ce cadre, M. Rahmani
a insisté sur la sélection des projets d'investissement proposés
par les opérateurs économiques et a souligné le fait qu'il
faut profiter des erreurs des autres dans ce domaine". En marge de ces assises,
le ministre a procédé à une opération de bornage de
la commune côtière de Mers El-Hadjadj afin de protéger le
littoral et limiter les zones des 30 m, 60 m et 100 m, et ce conformément
à la loi 02/02 du 15 février 2002 relative à la protection
du littoral et sa mise en valeur. Source
Le Quotidien d'Oran du 21 Octobre 2007 Sous l'aimable autorisation de B. Mokhtaria
Pour
plus d'informations, veuillez consulter le site Web des Assises Nationales du
Tourisme. www.assisesdutourisme.dz Photo
et vidéo de YCM Page Web publié le 22 Octobre 2007
Extrait
de l'allocution de Monsieur Chérif RAHMANI Ministre de l'Aménagement
du Territoire, de l'Environnement et du Tourisme Assises régionales
du tourisme de la région " Nord-Ouest " "Oran le 20 Octobre
2007" Durée de la vidéo: 12:31 min
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